Il y a des autrices qui écrivent des histoires. Et puis il y a Sarah Morgan, qui écrit des sitcoms new-yorkaises en roman.
Lire Coup de foudre à Manhattan, c'est comme regarder une série douce, drôle, réconfortante, avec des héroïnes qu'on a l'impression de connaître depuis toujours.
Ce que j'aime dans son style, c'est cette fluidité. Tout coule, tout respire, tout sonne juste. Elle n'a pas besoin de multiplier les scènes intimes pour captiver : elle mise sur les émotions, les dialogues, les relations humaines. Et ça, pour moi, c'est précieux.
New York, chez elle, n'est pas un décor. C'est un personnage, une ambiance. Une énergie qui traverse chaque page. On sent la ville, on la voit, on la vit. Elle ne se contente pas de la poser en arrière-plan : elle l'utilise, elle la fait vibrer, elle en fait un moteur narratif. Et forcément… ça me parle.
Ce que j'admire aussi, c'est la manière dont elle aborde des sujets réels : le deuil, le divorce, les relations compliquées, la maladie, les blessures qu'on cache.
Ses personnages ont des backgrounds crédibles, parfois lourd, parfois doux, mais toujours profondément humains. On sent qu'ils ont vécu avant que l'histoire commence. Et ça rend tout tellement plus vrai.
Même les jobs sont présents, concrets, intégrés à l'intrigue. Pas juste un détail. Un vrai morceau de leur vie. Ca participe au réalisme, et j'adore ça.
Le seul point qui m'a frustrées, c'est la fin de chaque tome. Les trois filles finissent fiancées, et on n'a pas vraiment de suite. J'aurais aimé que seule Paige se fiance, et qu'on a la suive ensuite dans la préparation de son mariage — elle qui adore planifier, ça aurait été iconique. Mais bon… c'est le charme et la frustration des romances qu'on aime trop.
Et puis il y a l'effet Sarah Morgan sur moi. Elle m'a donné encore plus envie d'écrire des histoires à New York. Cette ville m'inspire, me nourrit, me fait rêver. J'aimerais que toutes mes histoires s'y déroulent, parce que Manhattan pour moi, c'est un état d'esprit. Un décor émotionnel. Un endroit où mes personnages peuvent devenir qui ils veulent.
— Ju…

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