Depuis mon retour à la “vraie vie”, quelque chose s’est éteint en moi. Je n’arrive plus à écrire, plus à monter, plus à imaginer. Comme si ma créativité avait décidé de rester en vacances pendant que moi, je reprenais le rythme normal. Je me sens bloquée. Complètement. Et ça me frustre plus que je ne veux l’admettre. J’ai l’impression d’être une NYC girl qui marche dans Manhattan sans entendre la musique dans ses écouteurs. Tout est là, mais rien ne vibre. Je vois les idées passer, mais aucune ne s’accroche. Comme s mon esprit était encore en mode pause alors que ma vie, elle, a déjà appuyé sur “play”. Depuis quelques jours, je me bats avec cette sensation étrange : celle d’avoir envie de créer, mais de ne pas réussir à m’y remettre. Je me sens fatiguée mentalement, vidée, un peu loin de moi-même. Et ça me fait peur, parfois. Mais peut-être que la créativité, c’est ça aussi : des saisons. Des moments où l’on fleuri...
Il y a des autrices qui écrivent des histoires. Et puis il y a Sarah Morgan, qui écrit des sitcoms new-yorkaises en roman. Lire Coup de foudre à Manhattan, c'est comme regarder une série douce, drôle, réconfortante, avec des héroïnes qu'on a l'impression de connaître depuis toujours. Ce que j'aime dans son style, c'est cette fluidité. Tout coule, tout respire, tout sonne juste. Elle n'a pas besoin de multiplier les scènes intimes pour captiver : elle mise sur les émotions, les dialogues, les relations humaines. Et ça, pour moi, c'est précieux. New York, chez elle, n'est pas un décor. C'est un personnage, une ambiance. Une énergie qui traverse chaque page. On sent la ville, on la voit, on la vit. Elle ne se contente pas de la poser en arrière-plan : elle l'utilise, elle la fait vibrer, elle en fait un moteur narratif. Et forcément… ça me parle. Ce que j'admire aussi, c'est la manière dont elle aborde des sujets réels : le deuil, le ...