Narratrice :
“Previously on Ju & The City…la semaine dernière, elle explorait une nouvelle bande-son. Aujourd’hui, elle remet en question la volonté des hommes.”
Il faisait gris ce lundi après-midi, un gris typique de ces jours où même Manhattan semble avoir besoin d’un café serré. Alors j’ai fait ce que toute NYC girl ferait : je me suis glissée sous ma couette, j’ai ouvert mon PC, et j’ai lancé un film au hasard, juste pour occuper ce moment suspendu entre la flemme et la curiosité.
Je ne savais pas encore que Don’t Worry Darling allait me retourner la tête comme la première fois qu’on débarque à Times Square : éblouie, perdue, fascinée, incapable de détourner le regard.
Dès les premières minutes, j’ai compris que ce film n’était pas ce que je pensais.
Je m’attendais à un drame classique, peut-être un peu mystérieux…mais non. C’était un thriller psychologique, un de ceux qui te happent, te serrent, te secouent.
L’ambiance autour de moi n’aidait pas : volets fermés, météo en grève, silence pesant. Juste moi, mon lit, mon PC…et cette sensation qui montait scène après scène.
J’ai même commencé à prendre des notes, comme une étudiante en cinéma qui découvre un film qui va changer quelque chose en elle.
Ce qui m’a frappée, c’est la manière dont Olivia Wilde — une femme — raconte cette histoire.
On sent le regard féminin, la compréhension intime de ce que signifie être une femme dans un monde construit par et pour les hommes.
Alice, le personnage principal, m’a fascinée. Sa façon de réfléchir, de douter, de se battre pour son opinion…
Et pourtant, elle est traitée comme une folle. Son avis dérange, sa voix dérange et sa lucidité dérange.
C’est là que j’ai compris : ce film n’est pas seulement un thriller. C’est un miroir. Un avertissement. Une critique sociale déguisée en fiction.
J’ai trouvé le film profondément féministe, dans sa ma nière de montrer ce que beaucoup vivent sans jamais pouvoir le nommer.
Il y a eu des moments où j’ai été surprise comme quand tu goûtes un nouveau café dans un petit coffee shop de Soho : tu ne sais pas encore si tu l’aimes, mais tu sais que tu vas t’en souvenir.
Et puis il y a eu les plots twists…
Ces retournements qui te laissent bouche bée, le cœur qui bat trop vite, les mains moites.
Mais surtout, ce film m’a rappelé quelque chose d’essentiel : ne laisser aucun homme — ni personne — décider qui tu es.
Ne laisser personne écrire ton rôle, choisir ton destin, contrôler ton histoire. Ne laisser personne devenir le réalisateur de ta vie.
Parce que ta vie, c’est ton film. Ton Manhattan intérieur. Ton scénario. Ton pouvoir.
Et toi, c’est quoi le dernier film qui t’a marquée au point de te faire réfléchir autrement ?
— Ju, qui refuse de laisser quelqu’un d’autre écrire son script

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