Depuis les vacances d’avril, ma vie a pris une tournure à laquelle je ne m’attendais pas. Tout s’est accéléré d’un coup, comme si quelqu’un avait appuyé sur “play” après une longue pause. J’ai découvert le monde du travail, ses avantages, ses limites, ses petites routines… et surtout, ce qu’il peut apporter quand on tombe sur les bonnes personnes.
Cette première expérience m’a offert bien plus qu’une ligne sur un CV : elle m’a offert des rencontres. Des gens vrais, drôles, lumineux, qui sont devenus des amis presque sans que je m’en rende compte. Ma vie sociale s’est remise en mouvement, naturellement, sans effort. Et pour être honnête : ça m’a fait un bien fou. Je me suis sentie accueillie, incluse, comme si je n’avais rien à prouver. Juste être moi suffisait — et ça, c’est précieux.
Et puis… il y a eu lui.
Je ne pensais pas que ça m’arriverait maintenant, pas comme ça, pas aussi vite. Mais ce travail m’a aussi permis de retomber amoureuse. Oui, votre blogueuse a rencontré quelqu’un. Quelqu’un de doux, de différent, de rassurant. Quelqu’un qui me rend heureuse. Il restera anonyme, évidemment, mais il existe — et il a trouvé une petite place dans mon quotidien.
Quand mon contrat s’est terminé, tout s’est arrêté d’un coup. Plus de rythme imposé, plus de journées remplies, plus de rires partagés à la pause. Et c’est là que la peur est arrivée. La peur d’être submergée par toutes ces nouveautés. La peur que tout aille trop vite. La peur de retomber dans mes anciens schémas : donner trop, m’oublier, m’effacer pour les autres.
J’avais l’impression d’être au milieu d’un tourbillon : un flirt, de nouveaux amis, une vie sociale qui renaît, des émotions qui reviennent, des habitudes qui changent. Et moi, au centre, à essayer de ne pas perdre l’équilibre.
Mais finalement…j’ai appris.
J’ai appris à dire oui à la vie, sans dire non à moi-même.
J’ai appris à accueillir les nouveautés sans me laisser déborder.
J’ai appris à savourer les moments avec les autres tout en gardant des espaces rien qu’à moi.
J’ai appris que je pouvais aimer, rire, sortir, m’attacher… tout en restant alignée avec qui je suis.
Je suis encore en construction — mais pour la première fois depuis longtemps, j’avance sans me trahir.
Et ça, c’est déjà énorme.
Vous aussi, vous avez déjà eu l’impression de devoir réapprendre à trouver votre équilibre ?
—Ju…

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